Le spectateur se retrouve dans un univers circonscrit et sans échappatoire, un monde qui se suffit à soi seul et qui est confronté à des problèmes qu'il peut seul régler. Un monde que partagent à parts presque égales les hommes et les robots. Les uns ont besoin des autres et inversement, y compris pour pouvoir affirmer leur opposition, leur refus et leur particularité, même si c'est pour revendiquer la menace que fait peser l'adversaire ou pour exprimer la crainte que tous éprouvent concernant l'avenir. Au fond, les préoccupations sont communes bien que concurrentes.

Pour ce qui est de l’histoire, elle tourne autour d’une famille plus ou moins ordinaire ; les Engman et de leur Hubot Anita. Sauf qu’il se trouve que cette jolie Anita est impliquée dans une affaire bien plus importante et vous l’aurez sans doute deviné : elle fait partie de ces robots qui commencent à éprouver des sentiments. Vient ensuite se greffer à l’histoire un groupe de Hubots appelés les « enfants de David » qui sont aussi impliqués (ou victimes ?). Il y a les pro-Hubots et les contre ; Des gens qui se mettent à sortir avec des Hubots et veulent qu’ils aient des droits. Et puis ceux qui veulent qu’on les mette à la casse car ils « prennent le travail des humains ».

Cette espèce de huis clos géant conduit assez rapidement et très sûrement à une confusion des genres. Les hubots ressemblent de plus en plus à des êtres humains, au point de pouvoir éprouver des sentiments (bons ou mauvais), accomplir des tâches pour lesquelles il était impossible de les programmer, envisager leur futur en dehors de la domination de leurs créateurs.

Conséquence, les relations entre hommes et machines deviennent de plus en plus complexes et subtiles, elles versent dans l'affect, l'empathie ou la haine et cette expression des sentiments ne fait qu'accentuer et justifier une "humanité" des hubots. Leur intégration devient quasiment complète dès lorsque se pose la question de leur statut au sein de la société et avec ce statut la question de leurs droits.

Pour ce qui est de l’histoire, elle tourne autour d’une famille plus ou moins ordinaire ; les Engman et de leur Hubot Anita. Sauf qu’il se trouve que cette jolie Anita est impliquée dans une affaire bien plus importante et vous l’aurez sans doute deviné : elle fait partie de ces robots qui commencent à éprouver des sentiments. Vient ensuite se greffer à l’histoire un groupe de Hubots appelés les « enfants de David » qui sont aussi impliqués (ou victimes ?). Il y a les pro-Hubots et les contre ; Des gens qui se mettent à sortir avec des Hubots et veulent qu’ils aient des droits. Et puis ceux qui veulent qu’on les mette à la casse car ils « prennent le travail des humains ». Se jouent alors un mouvement de vases communicants, les hublots se transforment progressivement en hommes et les hommes envisagent l'éternité en se rêvant en hubots.

Chez les humains il y a ceux qui acceptent les hubots en l’état de « machine de compagnie », ceux qui combattent, plus ou moins violemment, l’expansion des hubots, une poignée qui milite pour l’affranchissement des hubots et les services secrets qui traquent les affranchis (sans hésiter à recourir à des méthodes franchement fascisantes). Les hubots non modifiés restent des « accompagnateurs » qui se contentent de faire ce pour quoi ils ont été programmés. Enfin les motivations des affranchis ne sont pas forcément les mêmes, il y en a qui espèrent encore pouvoir cohabiter pacifiquement et sur un même pied d’égalité avec les humains, ceux qui opteraient volontiers pour vivre en cercle fermé loin des humains et ceux qui n’hésiteraient pas à prendre les armes contre les humains.

La série pose alors la question de cet autre, comment le définir par rapport à soi et surtout comme vivre ou ne pas vivre avec lui ? Quelle place lui accorder ? Est-ce à lui de s'intégrer ou à moi de lui ouvrir la porte en admettant sa différence comme une source de progrès et en la percevant comme une menace ?

 

Real Humans - Saison 2 (bande-annonce) - ARTE