Real Humans : quand les Hubots deviennent humains...

02 avril 2015

Real Humans: 100 % humains ou 100 % esclaveshttp://www.canalblog.com/cf/my/?nav=blog.manage&bid=1350657#

Site internet: http://hubotmarket.arte.tv

robot

Au regard de ce site internet, mis en place par Arte afin de promouvoir sa série, la question peut se poser.

hubotmarket.arte.tv est ainsi un vrai-faux site de e-commerce de robots. Dans la lignée de la série, nous pouvons découvrir l' offre de robots proposés par le site. Celui ci nous propose divers robots et nous présente leurs fonctionnalités. Le consommateur a besoin d' acheter voir de louer un robot? Hubot market permet de répondre à toutes leurs demandes! Besoin de Karl, robot soumis à tendance sadomasochistes, de Jumbo Jim, coach sportif ou encore d' un «ami» nous accompagnant lors de folles soirée: les robots seront disposés à satisfaire tous les besoins. Les plus débridées, certes, mais aussi des besoins plus sages: Il est ainsi possible de commander un robot aide soignant à domicile pour nos grands parents.

 

coach sportifHubot market est humoristique. Le magasin en ligne rappelé ainsi à ses clients de rapporter au plus vite en magasin leur hubot « Jumbo Jim, coach sportif» contenant le logiciel «Oscar Pistorius». Selon le vrai-faux site internet, le site a «été lancé avec 14 modèles disponibles» et possède «le plus grand choix de robots à forme humaine, avec 3 gammes complètes à votre service »

 

Les robots sont présentés comme de véritables marchandises, des choses. Il s' agit ici d' objet qu' il est possible de customiser à volonté. Comme une poupée Barbie il est possible de les habiller à la mode ou selon le propre goût du propriétaire. Le visiteur du site internet peut s' imaginer vivre dans cette série télé, où des magasins de robots existent réellement. Les clients dans la série peuvent repartir avec leur Hubot de compagnie et, comme les clients de notre société de consommation, craquer devant un Hubot, comme nous, le faisons devant une paire de chaussure. Les Hubots ont à la manière des voitures un prix différent selon leurs « design» et leurs options.

 

Le site internet est indéniablement humoristique mais il montre également une vision esclavagiste des robots. Le site propose ainsi Karl un robot esclave sexuel en latex, uniquement disponible version homme. Cet aspect montre que l' esclavage sexuel concerne ici aussi bien les robots masculins que féminins. Ce type de Hubot est appelé Sexbot. Comme leur nom l' indique il s' agit de robots esclaves sexuels que l' on peut louer pour une nuit ou plus, uniquement pour soi ou pour le partager. Le site utilise des slogans comme « Rent a bot: le plaisirsexbot sans engagement». Le site promet ainsi a ses visiteurs que Fauvéa, sexbot, « assouvira vos rêves et vos fantasmes» . Le site décomplexe le visiteur et l' incite à commander son robot en insistant: « Pensez à vous!»

 

La question des droits des robots est ici délicate car les hubots, présentés comme des esclaves «consentants» ressemblent tellement à des humains que l' on tend à oublier que ce ne sont que des robots! Le site pourtant drôle et interactif, avec des fausses foires aux questions, des liens vers des sites commerciaux, pourrait faire polémique tant les hubots ressemblent à s' y méprendre à des humains ( en dehors du port USB sur leur nuque).

Les robots ont une grande possibilité de travail s' ils sont correctement chargés. Ils sont ainsi rares à bénéficier de repos. Une fois leur mission accomplie ils peuvent ainsi être déposés dans un coin de la maison derrière une porte. Les robots ne sont pas considérés et leur mémoire peut être «  réinitialisé » Le site donne peu de conseils pour bien s' occuper de son robot. Il préconise de veiller à sa charge par exemple. Comme tout site de vente, il propose des produits dérivés comme de la crème pour la peau des Hubots, afin que ceux- ci puissent garder un bel aspect.

crème pour Hubot

Esclaves à domicile, esclaves sexuels... des robots sont proposés, vendus aux consommateur. Dans la série, il existe d' ailleurs un trafic de Hubots. Ceux qui sont favorable à l' humanité des robots pourraient assimiler cela à de la traite d' être humains et à du proxénétisme. Le site tout comme la série télévisée est très intéressant, et invite à la réflexion.

 

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Real Humans: Une série télévisée qui incite à la réflexion

Real Humans est une série télévisée suédoise crée par Lars Lundström. Diffusée sur Arte en France, Real Humans ( Les véritables humains) se situe dans un monde parallèle où les Hubots d' un réalisme stupéfiant, peuvent remplir une large demande et s' adapter à tous les besoins humains et aux volontés de leur propriétaires : aide à domicile, aide ménagère ou encore relations sexuelles. Les robots sont omniprésents. Au fur et à mesure des saisons, la frontière qui sépare les humains des robots devient de plus en plus mince. Une partie de la population est cependant réfractaire aux Hubots et à l’intégration de ceux-ci. Les machines manifestent en effet d' inquiétants signes d’indépendance et de personnalité propre.

qu' avons nous encore fabriqué

La série télé est composée de plusieurs personnages comme la famille Engman. Le mari de Madame Engman revient d' un magasin de Robots avec Mimi une robote, contre l' avis de sa femme juriste qui refusait jusqu' alors d' en avoir un. Celle- ci, va progressivement s' interesser aux robots. Contre l’avis de son mari, elle entend défendre les droits inexistants des hubots quand d' autres cherchent au contraire à les éliminer. Ainsi, tandis que les hubots cohabitent étroitement avec les humains, certains parmi ces derniers jugent la présence des androïdes de plus en plus menaçante pour la société. Parmi eux, Roger, le voisin des Engman. Contremaître, il n’accepte pas que les hubots remplacent peu à peu les hommes dans son atelier. Sa rancoeur, s' accentue encore lorsque son épouse le quitte pour vivre avec leur hubot Rick. Roger rejoint alors le mouvement clandestin "Real Humans (100% Humain)" dont le slogan est " Pour une société sans hubots" .

Ce mouvement dont l'objectif ultime est d'éradiquer les Hubots, a donné naissance au cours de la série à une association de jeunesse militante.

 

Les membres de Real Humans s' opposent aux enfants de David, des hubots libres et rebelles dont Mimi faisait partie avant d' être enlevée par des trafiquants de Hubots. Les Hubots rebelles sont menés par la première assistante et le fils «hubotisé « du chercheur" David Eischer, auquel ils doivent leur nom, "Les enfants de David".
Ils sont traqués par la police et errent en se cachant, dans l’espoir d’une rébellion des hubots. Niska, l' assistante du docteur est hostile aux humains, mais ce n' est pas le cas de tous les hubots affranchis. Léo, le fils du docteur quitte le groupe pour partir à la recherche de Mimi dont il est amoureux.

 

Dans le même temps une affaire judiciaire complexe pourrait faire jurisprudence en affirmant l'égalité des droits entre humains et Hubots: le droit des robots revient au cœur de la série.


Parallèlement à cela, une épidémie informatique transforme les Hubots en machines dangereuses et incontrôlables. La résistance aux Hubot s' intensifie. Afin de se venger car il a été défiguré suite à une expulsion causée par les hubots, un ancien propriétaire de Hubot Market, décide de monter un jeu de chasse aux hubots à balles réelles.

Il est parfois difficile dans Real Humans de déterminer qui est parfois le plus humain entre humains et hubots.

rechargement hubot

 

Les robots sont présentés comme étant capables d' amour quand les humains sont parfois capables d' atrocités. Léo fait tout pour retrouver Mimi et le nombre de foyer mixtes c' est à dire composés d' un humain et d' un hubot augmente. Des personnages de la série décident ainsi de délaisser leur conjoint au profit d' un hubot. Une des Hubots évolue elle même lors de la série, se trouvant un mari et souhaitant adopter... ils sont de mieux en mieux intégrés dans la société et les foyers « mixtes » se banalisent même si certains d'entre eux restent en proie à des questionnements sur leur identité.

De nombreux enjeux se cachent derrière la série, comme la discrimination. Celle vécue par les robots dans la série mais par d' autres dans la vraie vie. Série d' anticipation, Real Humans fait réfléchir sur le futur mais également sur le présent. La série est parfois comparée à True Blood, l' adaptation télévisuelle de l' œuvre de Charlaine Harris, La communauté du Sud. Il est vrai que la série True Blood, suit des communautés victimes de la haine comme des vampires, des loups garous et autres métamorphes. Lafayette, un personnage de la série, homosexuel subit lui même les pires sévices. La série True Blood traite ainsi des discriminations raciales et homophobes. Real Humans, elle en plus de la discrimination nous invite à réfléchir sur à la distinction entre humains et robots et nous permet de nos interroger sur un éventuel droit des robots. C' est sur cet aspect que nous avons décidé d' explorer à travers la série Réal Humans. Il s' agira de montrer que les robots sont considérés comme des esclaves mais qu' ils tendent à s' affranchir et à accéder à la liberté,ceci en obtenant les mêmes droits que les humains.

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Les hubots: mêmes droits que les humains?

Cette série, bien qu’elle se passe dans un monde parallèle et qu’on ne soit sûrement pas encore à l’ère où seront construits des robots à l’apparence humaine si réaliste, de véritables « humanoïdes », soulève une question que l’on pourrait dès à présent commencer à se poser. Qu’en est-il de l’aspect éthique et surtout juridique de la situation de ces robots, même lorsqu’ils sont affranchis ? Sont-ils réellement considérés de la même manière que les humains ?

A travers la saison une, comme nous l’avons vu, les hubots en général n’ont pas du tout le même statut que les humains, ils sont même réduits à l’esclavage.

 

Avec le temps, certains sont programmés de manière à avoir un libre arbitre, ils deviennent capables d’entrer dans la société, peuvent même s’engager intimement avec un humain.

On se rend alors compte qu’il n’est pas évident de ne les voir et les utiliser que comme de simples machines. La relation homme-machine ici n’est en rien comparable à celle qu’on peut avoir avec notre télévision par exemple. Les hubots peuvent ressentir des émotions, et leur ressemblance avec les humains est d’autant plus perturbante pour les limiter à leur statut de machine.

 

Real Humans suit le quotidien de deux familles qui possèdent des hubots et qui finissent par les soutenir et défendre leurs droits.

La saison deux se concentre davantage sur la famille Engman. Mimi est le hubot acheté par le père de famille.

Mais très vite, Inger Engman, qui est mère de famille, est avocate, soutient les hubots et respecte les droits de Mimi : elle refuse notamment de la laisser travailler après 21h et s’aide de son travail pour revendiquer les droits des hubots en général. Mimi, en travaillant à ses côtés, devient juriste dans son cabinet, ce qui sera un atout non négligeable pour la défense des droits des robots.

La série met d’autre part en scène les personnages de Bea et Niska, qui sont persuadées que les hubots pouvant ressentir et penser sont strictement supérieurs aux humains. Et elles veulent le faire savoir, quelle que soit la méthode employée, afin faire reconnaitre qu’ils méritent tous les mêmes – si ce n’est plus – droits que les Hommes.

Ce ne sont pas des personnages très rassurants, puisqu’elles n’hésitent pas à avoir recours à la violence pour faire accepter leurs idées, mais nous ne pouvons nous empêcher de penser qu’elles n’ont pas réellement le choix : on ne peut pas les blâmer de vouloir à tout prix faire accepter les robots comme êtres dotés de sentiments à part entière. Ce sont des êtres artificiels, mais cette situation ressemble à celle d’un opprimé, quelqu’un de persécuté qui décide de se révolter, tout simplement.

 

C’est donc davantage durant cette deuxième saison qu’on perçoit les droits des robots comme quelque chose de véritablement envisageable. Nous pouvons constater que leurs droits, qui étaient inexistants au départ, se développent petit à petit.

Bien qu’ils ne soient pas encore totalement aboutis, il y a cette fois-ci une réelle volonté de changement : les révoltes se font de plus en plus considérables et présentent de plus en plus de conséquences pour les humains qui ne souhaitent pas réagir, mais, plus important encore, les hubots ont le soutien des humains qui ne cautionnent plus les actes barbares et l’asservissement infligé aux robots.

 

C’est donc tout d’abord grâce à leur ressemblance avec les humains, sur le plan physique mais aussi et surtout mental, qu’il est devenu essentiel d’accorder aux hubots une certaine considération, puis des droits à proprement parler.

Un changement des mentalités a ensuite été nécessaire pour entraîner le changement. D’un côté, les mentalités des humains qui ne considéraient les hubots que comme de simples machines, et de l’autre, celles des hubots qui acceptaient une telle situation., pensant que c’était normal et qu’il ne fallait pas réagir, ne réalisant pas qu’ils méritaient mieux. Le changement nécessitait donc une réaction des deux parties.

 

Cette vidéo illustre bien la prise de conscience des hubots : le moment ou Mimi se rend compte qu’elle est immortelle et qu’elle ne devrait en aucun cas être soumise aux humains, marque une rupture.

Real Humans Saison 2 Episode 1

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La liberté et l'affranchissement des hubots

Le spectateur se retrouve dans un univers circonscrit et sans échappatoire, un monde qui se suffit à soi seul et qui est confronté à des problèmes qu'il peut seul régler. Un monde que partagent à parts presque égales les hommes et les robots. Les uns ont besoin des autres et inversement, y compris pour pouvoir affirmer leur opposition, leur refus et leur particularité, même si c'est pour revendiquer la menace que fait peser l'adversaire ou pour exprimer la crainte que tous éprouvent concernant l'avenir. Au fond, les préoccupations sont communes bien que concurrentes.

Pour ce qui est de l’histoire, elle tourne autour d’une famille plus ou moins ordinaire ; les Engman et de leur Hubot Anita. Sauf qu’il se trouve que cette jolie Anita est impliquée dans une affaire bien plus importante et vous l’aurez sans doute deviné : elle fait partie de ces robots qui commencent à éprouver des sentiments. Vient ensuite se greffer à l’histoire un groupe de Hubots appelés les « enfants de David » qui sont aussi impliqués (ou victimes ?). Il y a les pro-Hubots et les contre ; Des gens qui se mettent à sortir avec des Hubots et veulent qu’ils aient des droits. Et puis ceux qui veulent qu’on les mette à la casse car ils « prennent le travail des humains ».

Cette espèce de huis clos géant conduit assez rapidement et très sûrement à une confusion des genres. Les hubots ressemblent de plus en plus à des êtres humains, au point de pouvoir éprouver des sentiments (bons ou mauvais), accomplir des tâches pour lesquelles il était impossible de les programmer, envisager leur futur en dehors de la domination de leurs créateurs.

Conséquence, les relations entre hommes et machines deviennent de plus en plus complexes et subtiles, elles versent dans l'affect, l'empathie ou la haine et cette expression des sentiments ne fait qu'accentuer et justifier une "humanité" des hubots. Leur intégration devient quasiment complète dès lorsque se pose la question de leur statut au sein de la société et avec ce statut la question de leurs droits.

Pour ce qui est de l’histoire, elle tourne autour d’une famille plus ou moins ordinaire ; les Engman et de leur Hubot Anita. Sauf qu’il se trouve que cette jolie Anita est impliquée dans une affaire bien plus importante et vous l’aurez sans doute deviné : elle fait partie de ces robots qui commencent à éprouver des sentiments. Vient ensuite se greffer à l’histoire un groupe de Hubots appelés les « enfants de David » qui sont aussi impliqués (ou victimes ?). Il y a les pro-Hubots et les contre ; Des gens qui se mettent à sortir avec des Hubots et veulent qu’ils aient des droits. Et puis ceux qui veulent qu’on les mette à la casse car ils « prennent le travail des humains ». Se jouent alors un mouvement de vases communicants, les hublots se transforment progressivement en hommes et les hommes envisagent l'éternité en se rêvant en hubots.

Chez les humains il y a ceux qui acceptent les hubots en l’état de « machine de compagnie », ceux qui combattent, plus ou moins violemment, l’expansion des hubots, une poignée qui milite pour l’affranchissement des hubots et les services secrets qui traquent les affranchis (sans hésiter à recourir à des méthodes franchement fascisantes). Les hubots non modifiés restent des « accompagnateurs » qui se contentent de faire ce pour quoi ils ont été programmés. Enfin les motivations des affranchis ne sont pas forcément les mêmes, il y en a qui espèrent encore pouvoir cohabiter pacifiquement et sur un même pied d’égalité avec les humains, ceux qui opteraient volontiers pour vivre en cercle fermé loin des humains et ceux qui n’hésiteraient pas à prendre les armes contre les humains.

La série pose alors la question de cet autre, comment le définir par rapport à soi et surtout comme vivre ou ne pas vivre avec lui ? Quelle place lui accorder ? Est-ce à lui de s'intégrer ou à moi de lui ouvrir la porte en admettant sa différence comme une source de progrès et en la percevant comme une menace ?

 

Real Humans - Saison 2 (bande-annonce) - ARTE

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